Manitoba : une nouvelle étape pour la reconnaissance de la massothérapie au Canada
Le paysage de la massothérapie canadienne poursuit sa transformation. En devenant la sixième province à réglementer officiellement la profession, le Manitoba confirme une tendance qui s'observe depuis plusieurs années : la massothérapie est de plus en plus reconnue comme une profession de santé nécessitant un encadrement rigoureux.
Grâce au Règlement sur l'exercice de la massothérapie (R.M. 48/2026), la province crée l'Ordre des massothérapeutes du Manitoba et intègre la profession au régime des professions de la santé réglementées. Cette reconnaissance vise avant tout à protéger le public en imposant des normes de formation, de compétence et de pratique professionnelle.
Cette évolution s'ajoute aux provinces déjà réglementées, soit la Colombie-Britannique, l'Ontario, Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard. Elle illustre un mouvement national vers une meilleure reconnaissance du rôle clinique des massothérapeutes, notamment dans la prévention des troubles musculosquelettiques, la gestion de la douleur et le maintien de la fonction physique.
Au Québec, la situation est différente. La profession demeure non réglementée, malgré la présence de milliers de praticiens. Cette absence d'encadrement rend plus difficile l'identification des massothérapeutes possédant une formation reconnue et respectant des normes professionnelles uniformes.
Pour plusieurs Associations au Québec l'exemple du Manitoba les porte à se prononcer sur le besoin d'améliorer la protection du public sans nécessairement créer un ordre professionnel. Plusieurs préconisent plutôt un modèle d'autoréglementation comprenant un registre des praticiens, des critères de formation, un code de déontologie et des mécanismes de surveillance adaptés à la réalité québécoise.
L'entrée du Manitoba parmi les provinces réglementées envoie un signal fort : la profession poursuit sa professionnalisation partout au pays. Cette évolution relance le débat au Québec sur la nécessité d'offrir aux citoyens un cadre plus transparent, tout en favorisant une meilleure reconnaissance des compétences des massothérapeutes.

